Se préparer à l’anglais

Partir dans un pays étranger, c’est bien. Parler la langue, c’est encore mieux.

F. est bilingue. Moi… un peu beaucoup moins, mais disons que je me débrouille: je peux commander/acheter à manger, comprendre l’essentiel d’un document, demander mon chemin, etc…

Les enfants en revanche, à part savoir dire « Whaaaat? », ils ne parlent pas du tout anglais. Les connaissant, je sais que c’est quelque chose qui peut les faire se renfermer sur eux-même s’ils ne peuvent pas communiquer. Cela dit, nous avons la chance d’avoir des enfants très demandeurs et qui ont vraiment hâte de parler une autre langue.

Ils avaient assisté à un cours d’essai à l’école Kids&Us au début de notre démarche, école absolument géniale d’ailleurs, mais malheureusement pas dans notre budget. Il faut donc passer par le système D et tenter de leur apprendre nous même.

Hors de question de leur faire de vrais cours, car l’anglais n’est pas notre langue maternelle, et je ne suis pas sûre d’être très bonne pédagogue….

Mon but est de leur donner du vocabulaire, ils apprendront à faire des phrases en écoutant les gens parler. Un peu comme un bébé apprend à parler sa langue maternelle en fait. Mais aussi de leur apprendre la musique de la langue, les aider à distinguer les sons/prononciations.

Pour cela je fais donc appel à différents média pour m’aider dans cette tâche:


Les jeux

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J’ai découvert Cartatoto Anglais, édité par France Cartes, à partir de 5 ans (mais je l’utilise aussi avec le plus petit).

110 cartes réparties en 7 thèmes (repas/cuisine; transports, technologies, repas/ingrédients; salle de bain; vêtements, école). Elles se présentent ainsi:

L’écriture phonétique est vraiment pratique et permet de ne pas inventer de nouvel accent complètement incroyable. Parler anglais avec un accent français est assez désagréable comme ça, n’en rajoutons pas!

Et le dessin est utile pour les plus petits qui ne savent pas lire.

Pour moins de 10€, en grande surface ou librairie.


Les livres

farmer_jedNous avions acheté un livre en anglais à W. quand nous étions à New York. Il s’agit d’un livre de la licence Little People de Fisher Price, intitulé Farmer Jed. Les parents d’enfants de 1  à 3 ans doivent savoir de quoi je parle, il s’agit de petits bonhommes en plastique « soft » qui évoluent dans plusieurs univers types ferme, avion…

Bref, il s’avère qu’à l’époque nous avions trouvé rigolo le fait d’avoir à la maison les même bonhommes que dans le livre, cela nous permettait de pouvoir rejouer l’histoire en presque vrai.

Mais ce livre a surtout l’avantage d’être adapté aux tout-petits, et est riche en vocabulaire (fruits et légumes, animaux).

Nous l’avions trouvé chez Barnes & Noble, il y a 6 ans… je pense que cette collection doit difficilement se trouver en France aujourd’hui.

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Mais j’ai surtout flashé sur un imagier très bien fait, avec tout le vocabulaire de base pour un enfant. Des objets, aux expressions, sentiments, parties du corps, chiffres… tout! Il s’agit de Mon imagerie français-anglais aux éditions Milan. Comme vous pouvez le lire sur la couverture, 1000 mots sont à découvrir. Ils sont réparties suivant des catégories telles que First Words, Living Together, School, Holidays, Animals…

Pour qu’il soit vraiment parfait, il faudrait ajouter au livre l’écriture phonétique, mais si vraiment c’est un manque, je pense que cela peut se trouver sur internet.

Le format classique est au prix de 13,50€, et il existe même un format numérique au prix de 8,99€. Il est vraiment très chouette!


Les dessins animés

Comme je le disais au début, il faut aussi écouter l’anglais parlé par des personnes dont c’est la langue maternelle. Cela permet de s’habituer à la langue, d’appréhender la prononciation, puis cela leur permettra (pas tout de suite certes) d’entendre dans un contexte donné les différents mots qu’ils ont appris dans les livres: « Oh maman tu as vu, il a dit monkey ».

Ici nous avons opté ppocoyoour Pocoyo. Ce dessin-animé est adapté pour les tout-petits (3-4 ans) avec une image simplissime, 4 personnages, 10 min par épisode, des sons rigolos, et des histoires toutes mignonnes. Je ne connais pas un seul dessin-animé qui a autant fait rire mes enfants que Pocoyo. Donc évidemment, quand je leur ai proposé de regarder Pocoyo en anglais, ils étaient fous de joie, même à 6 ans et demi avec un gros penchant pour les Avengers.

Pocoyo propose un anglais à l’accent british. Et vous pouvez voir l’intégralité des épisodes gratuitement sur Youtube sur la chaîne Pocoyo – English, tout simplement.

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Autre dessin-animé, pour les plus grands cette fois, et donc avec des dialogues rapides, compliqués parfois (je ne comprends pas toujours tout non plus), mais qui a le mérite d’être parlé par des américains, qui ont des accents indiens, ou du Texas, ou de je-ne-sais-quel-autre-état, il s’agit de Phineas and Ferb, série culte de Disney Channel (Disney X D en France). C’est tout simplement un dessin-animé que les enfants adorent, et qu’ils regardent en anglais sans broncher.

Pour les dessins-animés, je n’ai rien à conseiller en particulier si ce n’est de simplement de prendre ceux qu’ils aiment et de les trouver en anglais. Encore une fois, le but n’est pas qu’ils comprennent tout, mais d’abord qu’ils s’imprègnent de la langue.

Si vous avez d’autres astuces / bons plans, je pourrais mettre l’article à jour.

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Le choix de partir

Le choix de quitter la France, la famille et les amis ne s’est pas fait du jour au lendemain.

Pour moi ça a été très compliqué. Ca l’est toujours.

Je suis passée par plusieurs phases: le NON, le « OK, ça à l’air vraiment cool mais trop compliqué », retour du NON (revient très souvent en fonction du temps, de la lune et -aussi- de mon caractère), le « ouais youpi c’est trop génial on va s’éclater », le « je vais me sentir toute seule/on va déprimer »… puis on s’imagine vivre là-bas, et on se dit qu’on va s’y plaire.

Le voyage que nous avons fait en février a eu un réel impact sur la décision. La ville à l’air vraiment géniale, et entourée de plein de choses à découvrir. Puis lorsque j’ai vu que j’étais capable de prendre mes deux enfants sous le bras, de prendre le bus pour traverser la ville, faire les courses et organiser les déplacements en transport en commun tout le long du séjour, et bien sûr que j’étais capable de m’exprimer en anglais, je me suis dit que j’avais déjà un pied là-bas.

Ce qui me retient ici, c’est la peur. La peur de l’isolement, la peur du décalage, la peur de rester inactive. Mais là-bas se profile un nouveau projet professionnel, un nouveau projet de famille, une ouverture d’esprit, beaucoup de fun, et finalement pas plus de galères qu’ici.

Certes, nous serons loin de la famille et des amis. Notre décision s’est donc accompagnée d’une invitation à tous ceux qui voudraient passer de super vacances californiennes -et nous avoir aussi accessoirement. Nous n’avons pas nos visas que nous avons déjà deux réservations. Puis il y a les mails, FaceTime/Skype… ce n’est pas comme il y a 20 ans où on devait s’envoyer des fax, dixit ma copine L. qui sait bien de quoi elle parle!

L. justement, elle a connu l’expatriation avec ses parents, nous avons beaucoup discuté de ce qu’elle avait vécu en tant qu’enfant expatriée, avec ses hauts et ses bas. Et cela m’a pas mal rassurée. Elle a vécu de très belles choses et l’isolement fait que les liens familiaux se sont resserrés. Ce n’est pas spécifique à elle, c’est un témoignage que j’ai retrouvé dans beaucoup de récits d’expatriation.

Bref, le choix de partir se résume par beaucoup de discussions, de recherches, de disputes aussi il faut l’avouer, des consensus. Le seul conseil que je peux donner pour le moment, avec le peu de recul que j’ai sur la question, c’est de se documenter au maximum et de regarder ce que cela nous apporte, aussi bien individuellement que collectivement. Et puis sans doute aussi se dire qu’on y restera seulement X années. Cela rassure.

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Bonjour tout le monde

Mon surnom est Lili, j’ai 30 ans. Mariée à F., 30 ans aussi et parents de deux garçons: W. 6 ans et demi, et A. 4 ans.

Il y a un peu moins d’un an, F. a été contacté par une entreprise américaine afin de discuter un peu et éventuellement se voir proposer un job. Quelques Skype plus tard, le courant passe, le job se confirme.

En janvier 2015, on nous propose de venir en famille, pour découvrir « l’endroit », et voir si on serait prêt à franchir le pas.

L’endroit en question, c’est San Francisco. On y est resté 5 jours, les enfants ont adoré, et je dois dire que nous aussi! OK, nous étions en « vacances », mais nous avons essayé de nous projeter au mieux. Nous étions logés dans un Air BnB, on a fait la vaisselle, fait une machine pour nos vêtements, fait les courses et cuisiné. Puis nous avons analysé les prix, les mentalités, les gens, le mode de vie… Ce n’est pas comme chez nous, non. Mais personnellement, j’ai trouvé cette ville accueillante, abordable, un mode de vie pas si éloigné du nôtre au final, quelques excentricités certes, mais c’est aussi ce qui plaît.

La proposition de travail bien étudiée et le budget réalisé, c’est décidé, nous déménageons à 9000km de là! L’objectif est d’arriver dans la baie en automne. A ce jour, mon mari, aidé de l’avocate sollicitée par l’entreprise, monte son dossier de demande de visa. C’est une étape assez délicate, et longue (il y travaille depuis le mois de mai).

Comme dans beaucoup de blogs d’expat, je vais essayer de montrer au mieux nos découvertes, nos difficultés, une autre façon de voir les choses. Ce sera pour moi un moyen de faire le pont entre la France et les Etats-Unis et de partager notre quotidien avec nos proches.

Alors « See you soon »!

Lili.